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Le Bout du Monde
Le vignoble Eumalga 8 mai 1876 (le Sidney Mail) - Domaine Serisier - Grands Vins de Bordeaux
1824
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Le vignoble Eumalga 8 mai 1876 (le Sidney Mail)

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Le vignoble Eumalga 8 mai 1876 (le Sidney Mail)

Comme le nom d’Eumalga » et des vins de M. Serisier ont récemment fait l’objet de remarques dans les journaux, et comme ces vins ont été exposés et ont reçu des commentaires favorables (malgré leur jeune âge) dans les Expositions de Sidney et Melbourne, un point sur l’évolution et l’état actuel des vignobles d’Eumalga peut présenter un intérêt pour ceux qui sont liés au commerce du vin, et pour les colons de façon générale. Eumalga est située sur la pente est à l’extrémité de basses collines contiguës à Dubbo vers le sud ; elle a donc un aspect oriental. Comme le sud d’Eumalga devient plat, rien ne vient boucher la vue sur des kilomètres, et les chaînes de Wellington et d’Obley au loin forment un panorama unique. De ces contreforts le vent du sud, tempéré par son passage au-dessus de la vallée, frappe Eumalga avec une fraîcheur parfaite et une belle vitesse. Ajouté à la beauté de la scène, les vignes bourgeonnantes dégagent une senteur (comme celle d’une mignonnette) parfaitement délicieuse.

 

L’étendue du domaine d’Eumalga ou le nombre de têtes de bétail qu’il contient, se passent de commentaires. Je me concentrerai sur les vignes et la vinification, pour donner une idée des énormes difficultés qui accompagnent l’industrie dans ces colonies.

 

Le vignoble est constitué de 40 acres de vignes, presque toutes au sommet de leur production, toutes plantées selon un plan précis, et constituées de Dores, Madère, Verdilho, Reisling, Bourgogne, Hermitage, Verdot, Muscat, Labruscat et Shiraz (avec une prépondérance pour ce dernier, un plan robuste). Les Verdilhos, il y a un ou deux ans, étaient les seuls à porter des signes de mildiou, et M. Serisier a procédé à l’arrachage. Depuis ils ont recouvré la santé et ne portent aucun signe d’une infestation, et ne sont donc plus arrachés. Les rangées ont été plantées nord-sud, avec une place suffisante pour des labours croisés, et les vignes sont attirées vers l’est sur le principe de l’attache basse, amenant le fruit le plus près possible de la terre, et amenant les tiges porteuses le plus à l’est possible Les vignes ont merveilleusement grandi cette année et sont maintenant attachées aux piquets. Ceci devrait maintenant être terminé, car il ne faut pas toucher aux branches quand elles commencent à porter leurs fruits, mais la main d’œuvre a manqué ou a failli à ses promesses, notamment la main d’œuvre chinoise habituée à cette opération. En effet, la rareté de la main d’œuvre qualifiée est un des principaux inconvénients de la culture de la vigne à cette échelle. Des laboureurs ordinaires traitent la vigne trop durement et impatiemment, ayant semble-t-il uniquement envie d’en avoir fini. Les chinois sont les meilleurs vignerons. Ils sont bien présents, avec leur binette, leurs mains par terre, patients et tendres envers la vigne. Les européens ne les surpassent que dans le travail de la ferme et le travail en force. Les vignes cette année promettent une excellente récolte, nous avons compté pas moins de 54 grappes sur un pied de vigne. Le vignoble est traversé par des avenues commodes pour transporter les raisins aux caves. A cause de la rareté de la main d’œuvre, les vignes ont été plantées de telle sorte à autoriser leur culture à la charrue, c’est-à-dire qu’elles sont débarrassées des mauvaises herbes. Le sol est volcanique et très riche, variant en couleur du rouge au noir de jais, les parties hautes de la colline étant couvertes de roches ou pierres basaltiques.

 

Les caves d’Eumalga font à peu près 155 pieds de long sur 35 de large, et sont faites de dalles avec de l’espace entre, car 60 pieds de plus seront rajoutés. Les caves contiennent les presses à vin, les meilleures qui existent. Une a une visse de 5 pouces et ressemble aux presses françaises adaptées en carré, et elle peut presser 1600 gallons par jour. Les cuves à fermentation, pouvant contenir chacune 1000 gallons, sont proches des presses. On porte la plus grande attention à la température, la chaleur en été n’excédant jamais 21 °. Il y a maintenant dans la cave plusieurs milliers de gallons de vin, tous jeunes encore. En 1873 M. Serisier a essayé de faire un vin rouge léger, plus adapté au goût français qu’anglais, mais ne rencontrant pas l’appréciation qu’il recherchait, il a depuis abandonné cette idée et suit la coutume habituelle de faire du vin rouge bien charpenté plus apprécié des anglais. Son vin blanc de 1873 et au-delà semble tout ce qu’on peut vouloir désirer. Il est superbe par sa couleur, sa brillance, sa saveur, et est fait de grappes non mélangées. Tous les détails de la vinification sont de telle sorte à produire des vins purs, naturels, non mélangés, capables de vieillir et d’être transportés vers d’autres pays et climats. M. Serisier a récemment fourni quelques échantillons pour des expositions, mais pas des compétitions, sauf une fois. Les vins qu’il envoie sont tels quels, il garantit de fournir des milliers de litres de la même qualité. On peut aussi choisir des vins à siroter, des vins pour le palais, davantage comme des liqueurs, dans de petits verres. Nous voyons arriver le moment où nos vins coloniaux seront des boissons nationales, et à portée de bourse de quiconque peut acheter de la bière.

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